Peut-on associer musculation et véganisme ? Le point après 6 mois !

Je m’appelle Jérémy et je suis coach sportif, spécialisé en musculation. Il y a 6 mois, désirant passer à une alimentation végétale, je me suis dit : pourquoi ne pas le faire en me lançant un défi par la même occasion ? Je me suis donné comme objectif d’augmenter ma masse musculaire et mes performances avec une alimentation végétarienne, durant 1 an. Un mois après le début de ce défi, je suis passé au véganisme, afin de pousser le défi au maximum.

Je partage cette expérience et mes recherches sur le véganisme sur mon blog TreeningLife et sur ma chaîne Youtube Treeninglife. En devenant vegan, j’ai donc supprimé les sources de protéines traditionnelles : viande, poisson, œufs et produits laitiers. Quel est le bilan à mi-parcours de cette aventure ?

Une énergie bien supérieure

J’ai le sentiment d’avoir beaucoup plus d’énergie que précédemment, et je pense pouvoir l’expliquer assez facilement. Concrètement, j’ai dû supprimer de mon alimentation énormément d’aliments qui sont riches en acides gras saturés ou avec des index glycémiques élevés et qui sont très acidifiants, tels que le fromage, les fast food et la plupart des desserts.

Bien sûr, ces aliments ne font pas parti de la base de l’alimentation sportive omnivore mais on fait tous quelques légers excès de temps en temps, au moins le weekend, avec le traditionnel cheat meal. Et ces aliments (fast food) sont souvent remplis de calories vides (avec une faible valeur nutritive) et difficilement digérables. Ils demandent beaucoup d’énergie de la part du corps pour les assimiler, ce qui fatigue l’organisme et se répercute sur l’énergie globale.

Cet inconvénient d’avoir accès à un choix plus faible d’aliments (mais la tendance semble s’inverser, ils existent de plus en plus de « similis carnés » et autres aliments qui reprennent les standards de l’alimentation omnivore) peut être perçu comme un inconvénient mais aussi comme un avantage, car je peux bénéficier d’une alimentation globalement plus saine et plus digeste par le corps. Les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales et les oléagineux sont moins stressants pour l’organisme et permettent de diminuer les fatigues dues par exemple aux hypoglycémies réactionnelles.

Une perte de masse grasse et une meilleure définition musculaire

J’ai pu constater une perte de masse grasse et une possible prise de masse musculaire depuis que je suis devenu vegan. Mais attention, je donne ces informations avec des pincettes : j’assume le fait de ne pas avoir pris mon taux de masse grasse / masse maigre au départ de mon défi, ce n’est donc qu’une constatation visuelle.

Musculation vegan Musculation vegan photo 2

Et visuellement, on peut se rendre compte qu’entre le départ de mon défi il y a 6 mois et maintenant, j’ai une meilleure définition musculaire, notamment sur les abdos de face et sur les pectoraux et triceps de profil. On peut aussi penser à une prise de masse musculaire au niveau des biceps de profil.

N’ayant pas pris de mesure, je ne peux pas affirmer avoir pris du muscle car le changement est encore trop récent, mais je ne pense pas me tromper en disant que je n’ai pas perdu de masse musculaire, ou alors très peu. Il y a cependant quelque chose dont je suis sûr car c’est bien mesurable : j’ai progressé au niveau de mes performances.

Des performances qui continuent d’augmenter

Je ne dirais pas que mes performances augmentent plus vite qu’avant car je ne veux pas donner l’illusion que le véganisme est « meilleur » que l’omnivorisme. De plus, il n’y a pas que l’alimentation mais beaucoup d’autres facteurs qui entrent en jeu, mais je peux constater que ma progression n’a pas chuté depuis que je suis devenu vegan.Je continue à gagner en force, en cardio et je progresse dans la plupart des autres qualités physiques ou domaines (souplesse, technique…). C’est donc un point très positif.

Musculation et véganisme

En soi, je ne pense pas que les performances en musculation puissent être impactées par le véganisme. Beaucoup d’athlètes ont déjà fait leurs preuves en étant vegan, comme Patrick Baboumian, sacré en 2011 comme l’homme le plus fort d’Allemagne en catégorie Strongman, ou bien Jon Venus et Torre Washington, deux culturistes vegan qui présentent des physiques très musclés.

J’ai d’ailleurs publié une vidéo sur ma chaîne Youtube pour aider à dépasser la barrière mentale dressée entre la musculation et le véganisme.

Et les protéines alors ?

Je me suis renseigné sur les acides aminés (protéines) d’origine végétales et il s’avère qu’elles ne sont pas de moins bonne qualité comme on aimerait le faire croire, il s’agit d’une croyance fortement soutenue par les lobbies afin de continuer à faire tourner le marché de la viande.

Musculation vegan

De la même manière, la nécessité de faire l’association légumineuses / céréales au cours d’un même repas afin de bénéficier de tous les acides aminés essentiels est de plus en plus remise en cause par des experts en nutrition. Il semblerait que faire cette association dans la journée (sur plusieurs repas) soit suffisant. Mais je préfère la plupart du temps faire quand même cette association par prudence, et ce n’est pas une contrainte car cela m’ajoute plus de variété dans les repas.

Je suis donc satisfait de ces 6 premiers mois mais je pense qu’il est encore tôt pour pouvoir tirer des vraies conclusions. La phase d’adaptation peut prendre beaucoup de temps, et il faudra que j’attende au moins la fin de mon défi pour savoir si j’ai pu réellement progresser ou non !

Jérémy du blog TreeningLife.

A propos de l'Auteur

Pratiquant de musculation de longue date, passionné par la discipline, Stephen est le créateur du site et du forum musculaction. Il y partage ses connaissances et sa passion.

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