Alors, ce matin, j'avais envie de faire un bilan du 9e mois (bien que nous l'ayons dépassé depuis quinze jours déjà). Et comme la lumière n'était pas terrible et que les photos réglementaires n'étaient pas particulièrement différentes des dernières, nous avons tenté de capturer la statue grecque au mieux de nos moyens...
Mise à jour des mensus:
Épaules: toujours difficile de savoir si c'est au même endroit, etc. peu importe.
Poitrine: je ne perds pas, c'est l'essentiel!
Biceps: alors là, ça me fait drôle, mais suis très fière...
Taille: j'ai dû prendre un peu de muscle en épaisseur.
Hanche: ça s'équilibre bien.
Cuisse: idem, ma stratégie fonctionne.
Ah oui, il y a eu cet épisode des +2kg.
Poids: Théoriquement, je serais passée en 1 an de 45kg à 47kg, selon la balance du médecin. Ce gain s'explique assez logiquement par mon développement musculaire. Je ne prévois pas de nouvelle pesée avant quelque temps.
Quelques impressions sur mon parcours jusqu'ici.
TÊTE
Je sens bien que je me passionne intensément pour ce que j'appellerai la "culture physique", cela prend beaucoup de place dans mon quotidien, entre la méthode en elle-même, ses rajouts (diaphragme, périnée, souplesse, cardio) et récemment le yoga... - il y a aussi que je passe trop de temps sur le forum (mais ça promis, ça va passer, docteur). N'empêche, j'y trouve un sens profond et c'est là le principal. J'entreprends d'ailleurs d'approcher, comme plusieurs ici déjà, les textes et auteurs inspirateurs de la méthode. Démarche amorcée par la lecture de Watzlawick (
Les cheveux du Baron...)
CŒUR
Avec mon 10km de dimanche, je me connaîtrai encore un peu mieux. Il y a un an, je courais par contrainte et gérais très mal l'effort. Aujourd'hui, je peux me féliciter d'avoir couru régulièrement (au moins 2 fois par semaines) pendant 9 mois et ce majoritairement en endurance fondamentale, toujours dans le même objectif d'apprivoisement progressif. Depuis, j'ai découvert le travail en fractionné et apprécie d'autant mieux de courir en EF. Je suis plus confiante, plus solide, la course devient petit à petit "ma" discipline; je tends à perdre ce sentiment d'exclusion ressenti à mes débuts lorsque je franchissais la grille des jardins avec embarras. Je goûte ma liberté.
CORPS
Je suis ravie des résultats et mon plus proche complice aussi. Il y a ce sentiment indescriptible de se sentir exister "au milieu", "en-dedans la chair", de n'être plus seulement réduite à une tête-maîtresse qui trimballe le reste des membres avec elle, ne sachant qu'en faire, faute de mieux. Les mouvements imprimés par mon corps à répétition, de séance en séance, me rappellent à mon devoir de l'écouter.
RÉSERVES
Le sport, à mon grand regret, ne me donne pas davantage de dynamisme. Des tests sanguins récents ont révélé une légère carence en fer, je me complémente depuis. Peut-être dois-je me rendre à l'évidence que je suis d'un naturel "lymphatique" et que le sport, malgré tout le bien qu'il me fait, ne va pas miraculeusement me délivrer de ma fatigue. Enfin, c'est un détail.
AVENIR
Les résultats seront moins "visibles". Je sais pour l'avoir vu chez d'autres pratiquantes que le cap de la première année est difficile à franchir. Je n'y pense pas trop, j'essaie d'approfondir au maximum chaque phase de mon entraînement pour éloigner la lassitude. J'aimerais me tester aux dips et tractions pour savoir où j'en suis. J'aimerais tenter la piscine. J'aimerais faire la salutation au soleil plus souvent. J'aimerais réussir à la perfection mon grand écart frontal.
Ça suffit pour cette fois-ci.
